
Culture et mémoire
La mémoire sous le sable
Le 28 mai 2026, l’Assemblée nationale française a adopté une proposition de loi portant abrogation du Code noir et d’autres textes liés à l’organisation juridique de l’esclavage dans les colonies françaises. Cette abrogation tardive n’efface ni les crimes, ni les hiérarchies raciales héritées. Elle rappelle surtout que les textes anciens ne meurent pas seuls.
Droits et justice
La loi, la mémoire et les frontières
L’abrogation du Code noir par l’Assemblée nationale rappelle que les textes survivent parfois à leur époque. Mais le problème n’est pas seulement mémoriel : dans les politiques migratoires, les détentions libyennes et les répressions sahéliennes, le droit continue d’organiser des hiérarchies entre vies protégées, vies surveillées et vies exposées.

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Le dégel annoncé entre Paris et Alger ne supprime pas le nœud saharien. En reconnaissant le plan marocain comme horizon central du règlement, la France n’a pas seulement changé de vocabulaire diplomatique : elle a choisi un camp dans un conflit où le droit, la mémoire coloniale et les intérêts régionaux restent indissociables.
La frappe ayant tué un haut responsable militaire du Hamas ne clôt rien : elle montre au contraire comment Gaza reste prise dans une guerre où la désignation des cibles, la comptabilité des morts et le langage du cessez-le-feu sont devenus des champs de bataille.
La dernière alerte alimentaire sur le Soudan confirme l’ampleur d’une crise qui dépasse la seule urgence humanitaire. Quand la guerre détruit les routes, les récoltes, les marchés, les soins et l’accès à l’aide, la faim devient une forme d’effondrement politique.
La prolongation de la trêve entre Israël et le Liban ne suffit pas à produire le silence des armes. Au Sud-Liban, les frappes continuent de rappeler qu’un cessez-le-feu peut devenir un langage diplomatique sans maîtrise réelle du terrain.
La détente franco-algérienne passe par les chancelleries, mais elle bute sur les tribunaux. Derrière les gestes diplomatiques, la justice reste le lieu où se vérifient les limites réelles du rapprochement.
L’Algérie renforce encore le contrôle des importations. Après les filtres bancaires et administratifs, le volet sanitaire entre dans le dispositif. La mesure peut protéger le consommateur, mais elle révèle surtout une économie où l’État cherche à surveiller les flux avant qu’ils ne deviennent marchandises, factures et sorties de devises.
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