
Culture et mémoire
Droits et justice

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Le dégel annoncé entre Paris et Alger ne supprime pas le nœud saharien. En reconnaissant le plan marocain comme horizon central du règlement, la France n’a pas seulement changé de vocabulaire diplomatique : elle a choisi un camp dans un conflit où le droit, la mémoire coloniale et les intérêts régionaux restent indissociables.
La frappe ayant tué un haut responsable militaire du Hamas ne clôt rien : elle montre au contraire comment Gaza reste prise dans une guerre où la désignation des cibles, la comptabilité des morts et le langage du cessez-le-feu sont devenus des champs de bataille.
La dernière alerte alimentaire sur le Soudan confirme l’ampleur d’une crise qui dépasse la seule urgence humanitaire. Quand la guerre détruit les routes, les récoltes, les marchés, les soins et l’accès à l’aide, la faim devient une forme d’effondrement politique.
La prolongation de la trêve entre Israël et le Liban ne suffit pas à produire le silence des armes. Au Sud-Liban, les frappes continuent de rappeler qu’un cessez-le-feu peut devenir un langage diplomatique sans maîtrise réelle du terrain.
La détente franco-algérienne passe par les chancelleries, mais elle bute sur les tribunaux. Derrière les gestes diplomatiques, la justice reste le lieu où se vérifient les limites réelles du rapprochement.
L’Algérie renforce encore le contrôle des importations. Après les filtres bancaires et administratifs, le volet sanitaire entre dans le dispositif. La mesure peut protéger le consommateur, mais elle révèle surtout une économie où l’État cherche à surveiller les flux avant qu’ils ne deviennent marchandises, factures et sorties de devises.
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