{"id":5968,"date":"2026-05-18T01:36:04","date_gmt":"2026-05-17T23:36:04","guid":{"rendered":"https:\/\/lma\/index.php\/2026\/05\/18\/rdc-recensement-artistes-memoire-vivante\/"},"modified":"2026-05-18T01:36:04","modified_gmt":"2026-05-17T23:36:04","slug":"rdc-recensement-artistes-memoire-vivante","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mezghena.org\/index.php\/2026\/05\/18\/rdc-recensement-artistes-memoire-vivante\/","title":{"rendered":"RDC : recenser les artistes pour administrer la m\u00e9moire vivante"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un recensement d\u2019artistes peut sembler un geste administratif modeste. En RDC, il touche pourtant \u00e0 une question plus profonde : qui reconna\u00eet les cr\u00e9ateurs, qui les compte, qui parle en leur nom et ce que l\u2019\u00c9tat fait d\u2019une culture vivante lorsqu\u2019il cherche \u00e0 la mettre en registre.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Selon une source de presse issue de l\u2019archive LMA, les autorit\u00e9s congolaises auraient engag\u00e9 ou annonc\u00e9 une op\u00e9ration de recensement des artistes. Le fait doit encore \u00eatre confirm\u00e9 dans ses modalit\u00e9s exactes : autorit\u00e9 responsable, calendrier, cat\u00e9gories concern\u00e9es, provinces couvertes, usage des donn\u00e9es. Mais l\u2019objet m\u00e9rite d\u00e9j\u00e0 d\u2019\u00eatre lu politiquement et culturellement. Un \u00c9tat qui compte ses artistes ne produit pas seulement une liste. Il d\u00e9cide o\u00f9 commence la reconnaissance.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans un pays o\u00f9 la musique, la danse, le th\u00e9\u00e2tre, l\u2019image, la litt\u00e9rature orale, les arts plastiques, les cultes urbains de la sc\u00e8ne et les m\u00e9moires populaires tiennent souvent lieu d\u2019archives parall\u00e8les, le recensement n\u2019est pas neutre. Il dit qu\u2019il existe un peuple cr\u00e9ateur, nombreux, dispers\u00e9, parfois c\u00e9l\u00e8bre \u00e0 l\u2019\u00e9tranger, souvent pr\u00e9caire chez lui. Il dit aussi que cette cr\u00e9ation ne vit pas seulement dans les grands noms exportables, mais dans les studios, les quartiers, les sc\u00e8nes fragiles, les chorales, les ateliers, les collectifs, les techniciens, les producteurs invisibles et les passeurs de formes.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Compter n\u2019est pas encore reconna\u00eetre<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le pi\u00e8ge serait de confondre inventaire et politique culturelle. Compter les artistes peut \u00eatre n\u00e9cessaire. Encore faut-il savoir pourquoi. Si le recensement sert \u00e0 ouvrir des droits, \u00e0 identifier les besoins, \u00e0 structurer la protection sociale, \u00e0 soutenir les lieux de cr\u00e9ation, \u00e0 rendre visibles les m\u00e9tiers techniques et \u00e0 sortir une partie du travail culturel de l\u2019informel, il peut devenir un acte de reconnaissance. Il donne alors \u00e0 l\u2019artiste autre chose qu\u2019un hommage : une existence administrative capable de produire des droits.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Mais le m\u00eame geste peut devenir pauvre s\u2019il s\u2019arr\u00eate au fichier. L\u2019administration sait souvent tr\u00e8s bien compter ce qu\u2019elle ne prot\u00e8ge pas. Elle sait produire des formulaires, demander des pi\u00e8ces, distribuer des cartes, classer des noms. La vraie question vient apr\u00e8s : que vaut une inscription si elle ne change ni les revenus, ni les conditions de travail, ni l\u2019acc\u00e8s aux sc\u00e8nes, ni la circulation des \u0153uvres, ni la protection des droits d\u2019auteur, ni la transmission ?<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La RDC poss\u00e8de une puissance culturelle que les institutions n\u2019ont jamais enti\u00e8rement contenue. La rumba, les musiques urbaines, les arts de la sc\u00e8ne, les imaginaires populaires et les m\u00e9moires r\u00e9gionales ont circul\u00e9 par des r\u00e9seaux plus rapides que les politiques publiques. Les artistes ont souvent construit leur l\u00e9gitimit\u00e9 malgr\u00e9 l\u2019\u00c9tat, parfois \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de lui, rarement gr\u00e2ce \u00e0 lui. C\u2019est pourquoi toute op\u00e9ration de recensement doit \u00eatre regard\u00e9e avec une double exigence : elle peut r\u00e9parer un oubli, mais elle peut aussi tenter de discipliner ce qui a longtemps \u00e9chapp\u00e9 au guichet.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">La m\u00e9moire vivante ne rentre pas facilement dans une case<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019artiste n\u2019est pas seulement un professionnel de spectacle. Dans les soci\u00e9t\u00e9s o\u00f9 les archives officielles sont lacunaires, disput\u00e9es ou captur\u00e9es, l\u2019artiste conserve des fragments de m\u00e9moire. Une chanson peut garder une ville mieux qu\u2019un dossier municipal. Une danse peut porter une histoire de migration. Un r\u00e9cit populaire peut conserver la trace d\u2019une violence, d\u2019un quartier disparu, d\u2019une langue humili\u00e9e, d\u2019un deuil collectif. Recenser les artistes, c\u2019est donc approcher une m\u00e9moire vivante.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette m\u00e9moire est mouvante. Elle ne se laisse pas toujours ranger par discipline, province, dipl\u00f4me ou statut juridique. Beaucoup de cr\u00e9ateurs ne vivent pas dans une seule case : chanteur et producteur, danseur et p\u00e9dagogue, plasticien et sc\u00e9nographe, slameur et militant culturel, musicien d\u2019\u00e9glise et artiste de sc\u00e8ne. Une politique s\u00e9rieuse doit reconna\u00eetre cette fluidit\u00e9 au lieu de l\u2019\u00e9craser sous des cat\u00e9gories trop \u00e9troites.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le risque est connu : l\u2019\u00c9tat peut aimer la culture lorsqu\u2019elle sert la vitrine nationale, mais l\u2019ignorer lorsqu\u2019elle demande des droits. Il c\u00e9l\u00e8bre volontiers les grands artistes lors des c\u00e9r\u00e9monies, mais laisse les plus nombreux dans l\u2019incertitude mat\u00e9rielle. Il peut revendiquer la fiert\u00e9 culturelle sans financer les \u00e9coles d\u2019art, les studios, les biblioth\u00e8ques, les sc\u00e8nes de proximit\u00e9, les archives sonores, les centres de formation et les m\u00e9canismes de r\u00e9mun\u00e9ration.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">De l\u2019inventaire \u00e0 la politique publique<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un recensement n\u2019aura de sens que s\u2019il d\u00e9bouche sur une cha\u00eene claire. D\u2019abord identifier, ensuite consulter, puis prot\u00e9ger, financer, former, documenter et transmettre. L\u2019ordre compte. Sans consultation des artistes et des structures professionnelles, l\u2019op\u00e9ration risque de produire une photographie administrative incompl\u00e8te. Sans garanties sur les donn\u00e9es collect\u00e9es, elle peut susciter d\u00e9fiance et exclusion. Sans moyens, elle deviendra une base vide. Sans politique culturelle, elle ne sera qu\u2019un rite de modernisation bureaucratique.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La question des droits sociaux est centrale. Beaucoup d\u2019artistes vivent d\u2019activit\u00e9s intermittentes, de contrats informels, de cachets irr\u00e9guliers, de prestations non d\u00e9clar\u00e9es, de revenus num\u00e9riques instables. Les reconna\u00eetre, ce n\u2019est pas seulement les applaudir. C\u2019est poser la question du travail culturel : r\u00e9mun\u00e9ration, retraite, assurance, sant\u00e9, mobilit\u00e9, fiscalit\u00e9 adapt\u00e9e, droits d\u2019auteur, acc\u00e8s aux \u00e9quipements. L\u00e0 se mesure la diff\u00e9rence entre une culture d\u00e9corative et une culture consid\u00e9r\u00e9e comme production r\u00e9elle.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La RDC n\u2019a pas seulement besoin de savoir combien d\u2019artistes elle compte. Elle doit savoir combien elle en perd par pr\u00e9carit\u00e9, combien travaillent sans protection, combien abandonnent faute de lieux, combien produisent sans \u00eatre pay\u00e9s, combien transmettent sans reconnaissance, combien portent une m\u00e9moire collective sans jamais entrer dans l\u2019histoire officielle.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Le registre et la voix<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le recensement peut donc \u00eatre un d\u00e9but, \u00e0 condition de ne pas devenir une fin. Il doit servir \u00e0 donner de la force aux artistes, pas seulement \u00e0 donner de l\u2019ordre \u00e0 l\u2019administration. Il doit partir des pratiques r\u00e9elles, des langues, des sc\u00e8nes locales, des r\u00e9seaux informels, des collectifs, des femmes cr\u00e9atrices souvent invisibilis\u00e9es, des techniciens sans lesquels aucun spectacle ne tient. Il doit aussi accepter que la culture congolaise ne se gouverne pas seulement depuis un bureau central.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La m\u00e9moire vivante n\u2019est pas un fichier dormant. Elle parle, chante, contredit, pleure, danse, accuse et console. La compter peut \u00eatre utile. La r\u00e9duire serait une faute. Si la RDC veut recenser ses artistes, elle doit entendre ce que leur existence dit d\u00e9j\u00e0 : une nation ne se raconte pas seulement par ses institutions, mais par ceux qui fabriquent sa voix quand les institutions se taisent.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le vrai test viendra apr\u00e8s le formulaire. Ce jour-l\u00e0, il faudra voir si l\u2019artiste recens\u00e9 devient un sujet de droits ou reste une ligne de plus dans l\u2019inventaire d\u2019un pays qui sait c\u00e9l\u00e9brer sa culture sans toujours prot\u00e9ger ceux qui la portent.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group lma-sources-utilisees is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow\">\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Sources utilis\u00e9es<\/h2>\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Presse : RFI, source initiale issue de l\u2019archive LMA, \u00e0 recouper avant publication.<\/li>\n<li>\u00c0 v\u00e9rifier : communiqu\u00e9 officiel du minist\u00e8re congolais de la Culture, p\u00e9rim\u00e8tre exact du recensement, modalit\u00e9s de collecte, usage annonc\u00e9 des donn\u00e9es.<\/li>\n<\/ul>\n\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un recensement d\u2019artistes peut sembler un geste administratif modeste. En RDC, il touche pourtant \u00e0 une question plus profonde : qui reconna\u00eet les cr\u00e9ateurs, qui les compte, qui parle en leur nom et ce que l\u2019\u00c9tat fait d\u2019une culture vivante lorsqu\u2019il cherche \u00e0 la mettre en registre.<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":5332,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"colormag_page_container_layout":"default_layout","colormag_page_sidebar_layout":"default_layout","footnotes":""},"categories":[98],"tags":[1871,1484,1877,1873,1875,1751],"class_list":["post-5968","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-culture-et-memoire","tag-artistes","tag-culture-et-memoire-fr","tag-memoire-vivante","tag-politique-culturelle","tag-recensement-culturel","tag-republique-democratique-du-congo","signatures_editoriales-lila-tazrout"],"magazineBlocksPostFeaturedMedia":{"thumbnail":"https:\/\/mezghena.org\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/23_rdc_artistes_lila_tazrout_illustration-150x150.png","medium":"https:\/\/mezghena.org\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/23_rdc_artistes_lila_tazrout_illustration-300x200.png","medium_large":"https:\/\/mezghena.org\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/23_rdc_artistes_lila_tazrout_illustration-768x512.png","large":"https:\/\/mezghena.org\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/23_rdc_artistes_lila_tazrout_illustration-1024x683.png","1536x1536":"https:\/\/mezghena.org\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/23_rdc_artistes_lila_tazrout_illustration.png","2048x2048":"https:\/\/mezghena.org\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/23_rdc_artistes_lila_tazrout_illustration.png","colormag-highlighted-post":"https:\/\/mezghena.org\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/23_rdc_artistes_lila_tazrout_illustration-392x272.png","colormag-featured-post-medium":"https:\/\/mezghena.org\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/23_rdc_artistes_lila_tazrout_illustration-390x205.png","colormag-featured-post-small":"https:\/\/mezghena.org\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/23_rdc_artistes_lila_tazrout_illustration-130x90.png","colormag-featured-image":"https:\/\/mezghena.org\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/23_rdc_artistes_lila_tazrout_illustration-800x445.png","colormag-default-news":"https:\/\/mezghena.org\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/23_rdc_artistes_lila_tazrout_illustration-150x150.png","colormag-featured-image-large":"https:\/\/mezghena.org\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/23_rdc_artistes_lila_tazrout_illustration-1400x600.png"},"magazineBlocksPostAuthor":{"name":"","avatar":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/a78f67dbeb62702c6f5acf31510335f652a2f8c2c3609416914bdbf6182f4dff?s=96&d=mm&r=g"},"magazineBlocksPostCommentsNumber":"0","magazineBlocksPostExcerpt":"Un recensement d\u2019artistes peut sembler un geste administratif modeste. En RDC, il touche pourtant \u00e0 une question plus profonde : qui reconna\u00eet les cr\u00e9ateurs, qui les compte, qui parle en leur nom et ce que l\u2019\u00c9tat fait d\u2019une culture vivante lorsqu\u2019il cherche \u00e0 la mettre en registre.","magazineBlocksPostCategories":["Culture et m\u00e9moire"],"magazineBlocksPostViewCount":1,"magazineBlocksPostReadTime":7,"magazine_blocks_featured_image_url":{"full":["https:\/\/mezghena.org\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/23_rdc_artistes_lila_tazrout_illustration.png",1536,1024,false],"medium":["https:\/\/mezghena.org\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/23_rdc_artistes_lila_tazrout_illustration-300x200.png",300,200,true],"thumbnail":["https:\/\/mezghena.org\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/23_rdc_artistes_lila_tazrout_illustration-150x150.png",150,150,true]},"magazine_blocks_author":{"display_name":"","author_link":"https:\/\/mezghena.org\/index.php\/author\/mohand\/"},"magazine_blocks_comment":0,"magazine_blocks_author_image":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/a78f67dbeb62702c6f5acf31510335f652a2f8c2c3609416914bdbf6182f4dff?s=96&d=mm&r=g","magazine_blocks_category":"<a href=\"#\" class=\"category-link category-link-98\">Culture et m\u00e9moire<\/a>","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mezghena.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5968","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mezghena.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mezghena.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mezghena.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mezghena.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5968"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mezghena.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5968\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mezghena.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5332"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mezghena.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5968"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mezghena.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5968"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mezghena.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5968"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}